« J’ai plus rien à me mettre ! »

 

Journée tranquille à la maison, tu fais un peu de bricolage ou de nettoyage et « Oh non ! » une belle tache pistache et tenace tache ton pull sans tache mais maintenant taché. Tu as suivi ? En bref, ton sweat est bon pour la poubelle. 
COMMENT ÇA, LA POUBELLE ?!!

Saviez-vous, très cher ami, que la mode est la deuxièmee industrie la plus polluante de la planète (après le pétrole, toi-même-tu-sais) ? Ne parlons pas des conditions de travail des ouvriers en Asie ou encore du maxxx de pognon que se font les grandes marques sur ton dos.

Pas convaincu ? Visionne donc ceci et intéresse-toi aux sources que tu trouveras en description de vidéo (la curiosité est bonne pour la santé (ça rime donc c’est vrai)).
« La Barbe » : la fast fashion
Tatiana Ventôse : les conditions de travail des ouvriers
Tatiana Ventôse (again) : les conséquences écologiques
Pumpkin interactive : reportage sur les impacts écologiques (si vous gérez l’anglais)
Envoyé Spécial France 2 : reportage « Textile mode toxique »

 

 

Alors NON, ne jette pas tes vêtements à la poubelle. Sacrebleu. Et arrête de succomber à tes achats compulsifs. Sacrenom.

 

Bien que l’impact serait beaucoup plus énooooorme si les grosses sociétés de textiles se remettaient en question, on peut tout de même agir à notre échelle.

Moi par exemple …
pour mes achats :
1. J’évite les « virées shopping » parce que je sais que je suis incontrôlable dans les boutiques à « petits-prix-mais-je-me-fais-quand-même-blindé-de-fric-sur-ton-dos-grâce-aux-enfants-ouvriers »
2. Quand j’ai envie de rafraîchir ma garde-robe, je me rend dans un magasin seconde-main : les prix sont BEAUCOUP plus abordables, tu peux y trouver pour tous les gouts (vraiment tous) et quand tu tombes sur une pépite, tu es HEUREUX ! Dédicace à Macklemore et sa célèbre chanson « Thrift Shop ».
3. Je visionne régulièrement des vidéos sur le minimalisme. Je ne suis pas du tout radicale sur ce point, mais après en avoir regardé une ou deux, je suis moins compulsive quand je me promène en centre-ville (si ça t’intéresse, check ici 😉 ).

Pour les vêtements dont je me débarasse : 
1. J’offre. On connaît toujours, de près ou de loin une personne qui est dans le besoin. Ta soeur qui a du mal à joindre les deux bouts ou le pauvre gars qui fait la manche tous les matins devant ton arrêt de bus. Il ne faut pas avoir peur de proposer son aide. « J’ai des vêtements que je ne sais plus mettre, est-ce que ça t’intéresse ? »
2. Je dépose en magasin seconde-main à la condition que la qualité soit encore correcte pour qu’il puisse être revendu.
3. Je garde dans une caisse mes vêtements aux chouettes motifs/tissus agréables pour mes confections créatives. Je pourrai les customiser ou, si le vêtement est tâché/troué le transformer en tout autre chose.

 

On lance le brainstorming, je vous écoute. Oui oui, j’attends. Tu as de l’espace dans les commentaires pour t’exprimer. Qu’est-ce que toi, dans ton quotidien, tu mets en place pour changer ta relation à la mode ? Qu’est-ce que tu aimerais être capable de faire ?

 

 

6 Commentaires

  • Justine Répondre

    Les basiques ! (t-shirt noir, col en v, col rond, marinière, jean noir, slim, pull en tricot…)
    Ça se garde une vie (ou presque) et c’est toujours stylé !

    • Élodie Smet Répondre

      Vive les indémodables ! 😀

  • titine Répondre

    Voilà des années que je ne suis plus rentrée dans un « vrai » magasin, j’ai des boutons lorsque je vois les prix aux vitrines. Ma solution pour se faire plaisir avec des petits prix : magasins de seconde main et pour le désencombrement de l’armoire : donner à des connaissances ou donner au magasin de seconde main. Une petite pub si on peut  » Oxfam Magasin du Monde de Jemappes » https://www.facebook.com/OXFAM-Magasin-du-monde-de-Jemappes-228271177510781/ . Bonne continuation à recupitall.

    • Élodie Smet Répondre

      Publicité autorisée, c’est carrément en lien avec le message que je fais passer 🙂 Notons qu’il y en a dans d’autres villes belges.

  • Pamela Répondre

    Personnellement, j’ai des scrupules à me rendre dans un magasin de seconde main maintenant que je gagne bien ma vie. J’ai l’impression de voler les gens dans le besoin.

    • Élodie Smet Répondre

      Certes ces magasins sont une aubaine pour les personnes vivant dans la précarité. Voici pour te rassurer sur ton impression de vol : je connais une personne qui travaille dans un magasin seconde-main (bisou maman !), je peux te dire que l’arrière du magasin déborde littéralement de caisses de vêtements qui s’entassent depuis des années. Ces fringues n’attendent qu’une chose : que la surface du magasin s’agrandisse comme par magie ou que les vêtements déjà en boutique partent pour leur léguer leur place. L’avantage de ces échoppes, c’est que chaque jour des gens viennent y déposer des sacs complets de vêtements qui ne leur plaisent plus, qui ne les taillent plus, … Et toi même tu peux y déposer des vêtements pour équilibrer la balance si tu en ressens le besoin.
      Avec ce que je t’explique ici, ta crainte de voler les gens devient infondée. Par contre, les conditions de travail en usine, les enfants ouvriers, les produits toxiques rejetés dans les rivières, les marges de fric que se font les grosses chaines de magasin, tout ça c’est bien réel, malheureusement.

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